Aller au contenu principal
Libres & IndépendantsSénatoriales 2026

Priorité 01

Mieux préparer les Français de l'étranger aux crises et préserver leur mobilité

Les Français établis hors de France sont directement exposés aux bouleversements du monde. Conflits armés, terrorisme, catastrophes naturelles, crises sanitaires, cyberattaques ou fermetures des frontières et des espaces aériens peuvent affecter leur sécurité et interrompre brutalement leurs déplacements.

Mon second mandat s'est ouvert alors que le monde sortait à peine de la crise sanitaire. Il aura été marqué par le retour de la guerre en Europe avec l'invasion de l'Ukraine par la Russie, par l'onde de choc du 7 octobre 2023 en Israël et ses répercussions au Moyen-Orient, par la guerre entre l'Iran, Israël et les États-Unis, ainsi que par une pression croissante sur l'ordre international.

La crise dans le Golfe a montré qu'un conflit régional pouvait rapidement affecter la planète entière. La fermeture ou la forte restriction des espaces aériens a paralysé des hubs mondiaux comme Dubaï, Abou Dhabi et Doha, perturbant les déplacements de dizaines de milliers de voyageurs bien au-delà du Moyen-Orient.

Chacun espère la fin de ces conflits. Mais d'autres scénarios doivent être envisagés : une escalade entre la Russie et l'Union européenne ou l'OTAN, une extension des affrontements au Moyen-Orient ou une crise majeure dans l'Indopacifique. Un blocus du détroit de Taïwan, par exemple, aurait des conséquences considérables sur les routes commerciales et les approvisionnements industriels et technologiques de l'Europe.

Il ne s'agit ni de dramatiser ni de prétendre prévoir chaque crise. Il s'agit de mieux nous y préparer collectivement.

Un réseau de dialogue au service de l'action collective

La préparation et la gestion des crises reposent sur la circulation de l'information, la connaissance du terrain et la confiance entre les différents acteurs.

Depuis 2014, j'ai rencontré en circonscription 408 conseillères et conseillers des Français de l'étranger ainsi que 307 consules et consuls généraux ou honoraires. Mon bilan compte également 335 visites ou réunions dans des consulats de 90 pays et 313 rencontres avec les communautés françaises dans 93 pays.

Ces échanges permettent de mieux comprendre les réalités vécues par nos compatriotes, d'identifier les difficultés propres à chaque pays et de faire remonter les alertes auprès des autorités compétentes.

Mon travail parlementaire m'a également conduit à échanger, dans leur pays d'affectation, avec 187 ambassadrices et ambassadeurs de France, ainsi qu'avec 229 ministres et anciens ministres dans 87 pays et 57 chefs d'État, chefs de gouvernement et souverains.

Président du groupe interparlementaire d'amitié France-Pays du Golfe et membre de 60 groupes d'amitié du Sénat, je peux aussi m'appuyer sur la diplomatie parlementaire pour entretenir le dialogue, rapprocher les interlocuteurs et faciliter les échanges, notamment lorsque les relations entre États se tendent.

La valeur de ce réseau ne tient pas à l'accumulation des rencontres, mais à la confiance construite dans la durée et à la possibilité de mobiliser rapidement les bons interlocuteurs.

Un sénateur ne se substitue ni au Gouvernement ni aux services diplomatiques et consulaires. Il peut cependant, aux côtés des élus des Français de l'étranger, écouter, alerter, mettre en relation, proposer, contrôler et faciliter la recherche de solutions.

Améliorer la préparation et l'information

Avec les élus des Français de l'étranger, nous voulons contribuer à :

  • mieux faire connaître les plans de sécurité et les conduites à tenir ;
  • améliorer la circulation des informations entre les communautés françaises, les élus, les postes diplomatiques et le Centre de crise et de soutien ;
  • favoriser des dispositifs d'alerte plus rapides et mieux ciblés ;
  • tirer les enseignements de chaque crise afin d'améliorer continuellement les procédures ;
  • encourager la diffusion d'outils pratiques de préparation aux situations de crise ;
  • veiller à ce que l'intelligence artificielle reste un outil d'appui à la décision et ne remplace jamais l'accompagnement humain.

Préserver les mobilités

Pour les Français de l'étranger, la mobilité est une nécessité. Elle conditionne la vie familiale, l'activité professionnelle, les études, l'accès aux soins et le maintien du lien avec la France.

Notre rôle sera de soutenir les initiatives permettant :

  • de mieux anticiper les conséquences des fermetures de frontières, d'espaces aériens ou de voies maritimes ;
  • d'améliorer l'information des voyageurs et des communautés françaises ;
  • de faciliter le dialogue avec les compagnies de transport et les autorités locales ;
  • d'identifier les liaisons indispensables à nos compatriotes ;
  • d'accompagner les démarches en faveur des accords de mobilité, de protection sociale et de transports transfrontaliers.

Renforcer notre résilience numérique

Les cyberattaques peuvent désorganiser les services consulaires, les établissements scolaires, les entreprises, les hôpitaux ou les réseaux de transport.

Au Sénat, nous continuerons donc à porter les enjeux de cybersécurité, de protection des infrastructures critiques, de lutte contre les ingérences étrangères et de préservation d'un chiffrement robuste pour les citoyens et les entreprises.

Notre ambition n'est pas de prétendre agir seuls, mais de mettre notre expérience, nos relations et notre capacité d'initiative au service des élus, de nos compatriotes et de ceux qui ont la responsabilité d'agir.

Mieux anticiper, mieux informer et mieux coordonner : c'est ainsi que nous contribuerons à la sécurité et à la mobilité des Français de l'étranger.

Le 27 septembre, osez la liberté : votez Libres et Indépendants !